IL s'agit du cours d'agrégation interne dévolu au programme de littérature comparée " Formes de l'amour, sonnets de la modernité"

Initiation à la BU : Visite de la BU et Pass pour réussir niveau 1


Evaluation des enseignements informatisé.

Cours d'informatique pour les étudiants de l'UFR de lettres et Arts d'Arras

Programme :

 Le cours sera un travail entre théorie et pratique collective sur la difficulté liée fondamentalement à la dualité écrit et mise en scène.

Mettre en scène est un acte de création. Nous travaillerons sur les conventions avec lesquelles auteur, metteur en scène, acteurs et spectateurs s’accordent.

Objectifs :

 Notre but sera de créer en fin de semestre avec différents textes et matériaux, une présentation ouverte à l’expression d’un regard sur le monde, à la manifestation d’un univers poétique singulier,

Nous travaillerons un langage théâtral qui s’adresse aux sens du spectateur et plus seulement à son esprit.  Pour cela nous aborderons la mise en harmonie des différentes expressions artistiques : marionnette, danse, musique, mime… mais aussi : éclairage, éléments du décor, costumes…

Nous chercherons la combinassions de tous ces « matériaux » entre eux pour recréer un nouveau langage théâtral, directement sur la scène.

 


Programme : Transformation du regard en écriture, Apprendre à regarder et organisation textuelle du visible. 

Bibliographie

LAPLANTINE, F., La description ethnographique, Paris, Nathan, 1996.

Numéros spéciaux de la revue Enquête : n°1, 1995 (« Les terrains de l’enquête ») ; n°3, 1996 (« Interpréter, surinterpréter ») ; n°6, 1998 (« La description »).

La relation ethnographique, terrains et textes,  Revue Ateliers d'anthropologie N°33, 2009, http://ateliers.revues.org/8162


CCF DIDACTIQUE DES APSA

JEAN BREHON

Ce cours poursuit les rencontres artistiques du premier semestre autour de la notion de circulation et d'hybridité des arts.

Ce séminaire participatif, entre théorie et pratique, optera pour une approche poétique et transculturelle des dramaturgies contemporaines. Il s’attachera à explorer, sur les deux semestres, des écritures théâtrales européennes et extra-européennes : francophones, anglophones, arabes, asiatiques, germaniques, scandinaves, hispaniques et lusophones, italiennes et slaves. En aucun cas, chose aussi risquée qu’impossible – il ne s’agit de dresser un panorama mondial des écritures dramatiques contemporaines, ni bien sûr d’être exhaustif.  L’enjeu est de faire un pas de côté, d’aller à la rencontre des écritures à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières géopolitiques, de se défier du lieu commun, de repérer des formes, des démarches et des imaginaires, d’être sensible à des paysages et de les observer selon leurs déclinaisons poétiques, sociales et culturelles. Empruntant diverses voies et voix de traverse, nous serons particulièrement attentifs aux poétiques du seuil, de la traversée, de l’altérité, de la voix, du regard, de l’espace, des éléments (eau, terre etc…) et des corps. Nous lirons les textes d’autrices et d’auteurs de théâtre pour en saisir les enjeux dramaturgiques, pour nommer ce que leur lecture génère chez chacun.e, cela en veillant à les inscrire dans leurs contextes, filiations, héritages, territoires, pratiques, langues, cultures et en prenant conscience des problématiques et enjeux de la traduction théâtrale. Il s’agira donc de développer, d’approfondir et de partager une pensée de la poétique dramatique ouverte sur le monde et attentive autant à des gestes communs qu’à des gestes singuliers.



Scène du corps de l’enfant et corps de l’enfant en scène

Sous le prisme d’écritures et de mises en scène théâtrales, marionnettiques et chorégraphiques, nous interrogerons le corps visible de l’enfant tout autant que l’invisible, le corps parlant de l’enfant comme le corps de l’enfant renvoyé à son statut d’infans, le corps de l’enfant vivant mais aussi celui du corps de l’enfant de chiffon, de papier ou de cire. Nous observerons la récurrence de certains gestes (entre attrait et répulsion), de certains espaces également (la chambre d’enfant, notamment). Un intérêt particulier sera porté au corps du nourrisson. Nous serons attentifs aux multiples interactions du corps (de présence et d’absence), à ses principes d’hybridité (rendant poreuses les frontières entre enfance et vieillesse, par exemple). Il s’agira de se demander comment examiner conjointement le corps et les scènes du corps associé à un théâtre sous l’œil de l’enfant mais dont l’horizon n’est pas pour autant la création jeune public, cela d’un point de vue scénique, sonore, visuel ou plastique mais aussi sous un angle philosophique, culturel, social et politique.


 

Pré-requis :

 

-       Être doté d’une culture et d’une pratique de spectateur et de lecteur

-       Faire preuve de curiosité et être ouvert aux différentes esthétiques des écritures et de la scène contemporaine

-       Avoir de bonnes compétences d'expression orale et écrite.

-       Savoir écouter et interagir à l’oral de manière adaptée

 

Compétences attendues :

 

  • Formuler des questionnements, des hypothèses et proposer des pistes de réflexion pour répondre aux questions posées dans le séminaire.
  • Proposer (à l’oral et à l’écrit) une réflexion analytique organisée, rigoureuse, synthétique et nuancée.
  • Mobiliser des concepts pour analyser des œuvres et des démarches contemporaines dans une perspective interdisciplinaire (en théâtre, danse et marionnette)
  • Situer le discours sur le corps de l’enfant au théâtre parmi les autres arts et, plus largement, les autres discours
  • Analyser les œuvres en les resituant dans leur contexte esthétique, culturel et sociétal.
  • S’approprier les œuvres du corpus de manière libre (par une valise dramaturgique, une réponse plastique, une mise en voix ou une mise en espace).

 

Formation à la recherche et par la recherche

Les étudiants inscrits à ce séminaire suivront deux manifestations scientifiques de l’équipe de recherche « Praxis et esthétique des arts » du Centre Textes et Cultures :

-         Le séminaire Corps, espace et représentation : approches cinématographiques et théâtrales, organisé par Julie Assouly et Sandrine Le Pors (mars 2022, date à définir)

-         Le colloque international Territoires du naissant : approche poétique, poïétique et intermédiale organisé par Sandrine Le Pors et Amandine Mercier (21 et 22 avril 2002)

 

 

Évaluation : assiduité + dossier et/ou oral.

 


À force de lire des romans de chevalerie, Don Quichotte devient fou et se prend lui-même pour un chevalier. En étudiant quelques reprises de cette figure de lecteur fou dans la littérature européenne, nous réfléchirons aux différentes manières d’envisager la réception d’une œuvre : nous travaillerons sur les usages de l’intertextualité et la constitution d’un mythe littéraire, sur les représentations de la lecture, de ses effets et de ses dangers, ainsi que sur l’histoire des pratiques de lecture.


Le cours invitera, par la lecture des États et empires de la Lune (1657) et des États et empires du Soleil (1662) de Savinien Cyrano de Bergerac (†1655) à aborder la notion d’esthétique du burlesque qui fait coexister dans ces deux récits la science et la fiction comme brouillage du sérieux et du comique. Plaisantin érudit, le narrateur expose grâce à une fantasmagorie cosmique les débats les plus avancés d’une astronomie qui se partage alors entre les modélisations de la théologie et les discours qui s’en émancipent. Pluralité des mondes et relativisme, critique du géocentrisme et de l’anthropocentrisme sont autant de prises de position fortes mais énoncées à la faveur de situations humoristiques – de la philosophie des choux à l’érotomanie des arbres – qui subvertissent la possibilité même d’une autorité. Celle-ci est pourtant au fondement de l’ordre social qui se voit ainsi subverti par cette cette « histoire comique » – c’est sous cette étiquette que le texte de la Lune est indexé lors de sa première édition – dont la démarche singulière sera comparée à des entreprises plus ou moins contemporaines: Le Berger extravagant (1627) de Sorel, Le Virgile travesti (1651-1633) de Paul Scarron qui s’engagent également dans la voie du « déniaisement » du lecteur par le réemploi critique de la « fable » greco-latine (Ovide, Virgile donc, etc.) C’est donc à des énoncés fondamentalement critiques que nous aurons affaire et que nous devrons aborder avec toute la conscience du poids de la censure (censure « structurale » pour reprendre la terminologie bourdieusienne mais bien sûr censure juridique pour ainsi dire « réelle ») et des stratégies prudentielles qu’elle commande. Le cours sera ainsi également l’occasion de comprendre l’importance de l’inscription historique et politique des textes que nous étudions afin de mieux saisir les enjeux d’une énonciation dite « libertine », ses contraintes, et les réponses esthétiques à ces contraintes.

On trouvera ici tous les documents utiles au suivi du cours "Le hasard dans le récit moderne et contemporain" (autour de Gautier, Breton, Calle...) : calendrier, diaporamas, textes, actualité, proposition d'activités...